Les calanques en hiver : le bon plan rando/trail/grimpe

Lorsque le froid hivernal sévit sur la France, les calanques de Marseille sont le bon plan pour se réchauffer au soleil méditerranéen, et profiter d’un formidable terrain de jeu entre monde montagnard et monde marin.

Si les calanques ont enfanté de grands alpinistes, tel le marseillais Gaston Rébuffat, ce n’est pas un hasard : ce petit massif formé en même temps que les Alpes présente un escarpement et une densité de falaises remarquables. Avec plus de 3400 voies d’escalade, on peut même y grimper en plein hiver, à la faveur du soleil généreux et de la douceur maritime. Parcouru de nombreux sentiers comme le GR51 qui le traverse d’est en ouest, le massif des Calanques se prête également à la randonnée et au trail. Et en hiver, vous éviterez la foule !

Le #mashercrew vous propose deux itinéraires à réaliser en marchant ou en courant pour découvrir les calanques.

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Calanque de Sugiton

Calanques de Morgiou, de Sugiton et Mont Puget (14km, 800D+)

Au départ de Luminy, cette boucle permet de visiter de superbes criques via un chemin côtier escarpé, et de faire l’ascension du point culminant du massif.

Le petit plus : La vue à 360° sur les calanques au sommet du Mont Puget (563m).

Itinéraire : De Luminy prendre la piste en direction du col de Sugiton. 1km avant celui-ci, bifurquer sur un sentier qui descend en fond de vallon dans la calanque de Morgiou. On récupère une petite route menant au village et au port. Prendre le sentier à flanc, d’abord débonnaire puis un peu plus alpin, pour arriver aux belles criques rocheuses de la calanque de Sugiton. De là, remonter au col du même nom par l’unique piste, dont on suivra ensuite les lacets jusqu’au pied de la face sud du Mont Puget. Dans un virage, quitter la piste pour emprunter une sente montant droit dans les éboulis jusqu’au plateau sommital. Traverser le sommet (pt. 547), et récupérer le sentier partant au nord en direction de l’Aiguille Guillemin. Avant celle-ci, une brèche permet de basculer à nouveau sur le versant Luminy, via une descente tortueuse entre les falaises. On récupère une piste pour le col de Sugiton, et on poursuit jusqu’à Luminy.

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Des formations rocheuses à découvrir au fil des sentiers
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Arête dentelée dans la calanque de Sugiton

Calanques d’en Vau et de Port-Pin (13km, 450D+)

Un duo de calanques à l’eau turquoise…

Le petit plus : La grotte de la calanque d’en Vau pour les plus aventureux.

Itinéraire : Du col de la Gardiole, suivre la piste qui descend dans le vallon d’en Vau, cerné de falaises, pour arriver sur la plage de la-dite calanque. [En option : depuis l’extrémité gauche de la plage part une raide sente, discrètement balisée de petits triangles bleus, qui mène à une grotte indiquée sur la carte IGN. On peut y grimper à l’intérieur jusqu’à une salle comportant de petites concrétions (lampe de poche préférable).] Revenir sur ses pas jusqu’à une intersection pour prendre le chemin montant sur le plateau de Cadeiron. On rejoint une piste, que l’on quitte presque immédiatement à main droite pour suivre le sentier faisant le tour du plateau, et offrant une vue plongeante sur la calanque d’en Vau. Passer le refuge du Piolet et descendre vers la côte pour pénétrer dans la calanque de Port-Pin. On la suit jusqu’à sa plage, avant de remonter sur le plateau de Cadeiron via le GR51. Terminer la boucle en rejoignant le col de la Gardiole via la piste de la Fontasse.

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Les couleurs de la calanque d’en Vau
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Face à la grande bleue

Et quid de l’escalade ?

Nos ambassadeurs Antoine Rolle et Guillaume Mars vous proposent leur sélection de quelques voies qui valent le détour !

Calanque de Sugiton – Arête de Marseille : Une grande classique du massif, course d’arête abordable dans le IV/V, marquée pas un mémorable “pas dans le vide”

Calanque de l’Eissadon – “Sur les traces de Gaston” : Ascension de la très belle aiguille de l’Eissadon, presque détachée de la côte, avec notamment une traversée esthétique au-dessus de l’eau, dans un niveau 5c/6a

Aven du Cancéou – “Prends-moi sec au-dessus du lagon bleu” : Incroyable escalade souterraine dans un gouffre au fond duquel se trouve une résurgence maritime à l’eau bleu luminescente.

• Calanque de l’Oule – “Le Linceul” : Une grande voie à protéger sur coinceurs, offrant une escalade magnifique dans un niveau 6a/6b.

• Calanque de Sugiton – Falaise des Toits : Haut lieu de la grimpe sportive locale, cette paroi ensoleillée offre des voies d’escalade déversantes et soutenues, avec une majorité de voies dans le 7° degré.

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La falaise des toits : pour grimper au chaud même en hiver !
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Le sweat en coton bio Masherbrum : parfait pour le climat tempéré local !

Dans cet article : sweat unisexe saumon, casquette brodée, sweat unisexe anthracite.

Ascension du Mont Blanc par l’arête de Bionnassay

Pour célébrer l’arrivée des t-shirts Ultrasoft Mont Blanc dans la collection Masherbrum, nous sommes allés rendre visite au point culminant des Alpes. Et quelle plus belle façon pour y monter que par l’arête de Bionnassay ?

Chez Masherbrum, entre deux fournées de colis pour nos chers clients, on essaie d’aller en montagne. Car après tout c’est notre passion ! Et comme nous sommes tout enjoués par la sortie des nouveaux t-shirts Mont Blanc, nous voulions réaliser une escapade sur le fil de cet incroyable massif, entre France et Italie.

L’idée de rejoindre le sommet du Mont Blanc par la fameuse arête de Bionnassay s’est alors imposée !

Pour celle-ci il faut d’abord gravir l’Aiguille de Bionnassay (4052m) par son arête sud, pour ensuite traverser jusqu’au Dôme du Goûter (4304m) et enfin le Mont Blanc (4810m).

L’aventure commence au petit village de Bionnassay (1320m), petit écrin de verdure au pied des glaciers austères et des faces abruptes. On profite des dernières douceurs d’un beau week-end d’automne avant l’arrivée de l’hiver. Le soleil rasant fait ressortir les reliefs et magnifie les couleurs : un régal pour les yeux !

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Montée bucolique au col de Tricot sous la face ouest de l’Aiguille de Bionnassay – ©Masherbrum

Cette première journée dédiée à la montée au refuge Durier est déjà une escapade alpine en soit : 2000 mètres de dénivelé brut avec un peu de terrain glaciaire. Quelle joie d’arriver là-haut et de pouvoir enfin poser les sacs !

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Traversée du glacier de Miage pour monter au refuge – ©Masherbrum

Ce minuscule refuge perché à 3369m accueille tout juste une douzaine de personnes dans une pièce unique. Bien sûr en cette saison les gardiens sont redescendus en vallée. Chacun prépare sa tambouille alors que les conversations se lient avec les autres alpinistes de passage. Nous jouissons d’un superbe crépuscule qui vient dorer les Bauges et les Aravis.

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Dès que le soleil s’éteint la température chute – ©Masherbrum

La grasse mat’ ne faisant pas partie du vocabulaire alpin, le réveil nous cueille à 3h45. Tout de suite on passe en mode robot : faire chauffer de l’eau, préparer le sac à la lueur des frontales, et trouver deux-trois trucs à grignoter avant une longue journée.

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Nuit étoilée sur les Dômes de Miage – ©Masherbrum

Le premier morceau qui nous attend est l’arête sud de l’Aiguille de Bionnassay. Nous la gravissons entièrement de nuit. La lune n’est pas sortie et il fait un noir d’encre. Peu avant le sommet, se trouve une section rocheuse en III/IV, que nous passons corde tendue. 2h30 après notre départ nous voilà au sommet de l’Aiguille de Bionnassay, toujours dans l’obscurité totale. Le soleil tarde à se montrer en octobre !

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De chaque côté, l’abysse – ©Masherbrum

C’est alors que nous prenons pied sur la-dite arête de Bionnassay : un rasoir de neige située à 4000m d’altitude pile-poil sur la frontière transalpine. Il y a tout juste la place d’y mettre les deux pieds, mais attention au pas de travers ! Nous nous encordons très court et la représentante féminine mène la marche.

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L’arête de Bionnassay et son fil de neige – ©Masherbrum

Ce parcours de funambule nous mène jusqu’au Piton des Italiens (4002m) d’où nous pouvons enfin contempler les environs à la faveur de la lueur aurorale.

Une fois au Dôme du Goûter (4304m) nous rejoignons la voie normale du Mont Blanc et les quelques cordées de prétendants au toit des Alpes montées via le refuge du Goûter. Rien de bien difficile techniquement, mais il reste encore un bout de chemin et cette “arête des Bosses” qui comme son nom l’indique monte et redescend !

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Sommet en vue ! – ©Masherbrum

Enfin, 5h40 après êtres partis du refuge nous embrassons le panorama à 360° du sommet du Mont Blanc : Valais, Oberland, Jura, Aravis, Chartreuse, Vanoise, Ecrins… L’occasion de repérer les prochains sommets où nous voulons aller ou bien ceux sur lesquels nous avons déjà posé pied, et qui évoquent tant de souvenirs !

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Les stickers Masherbrum qui après des années de bons et loyaux services et de nombreux cailloux tiennent encore la route ! – ©Masherbrum

La journée n’est pas finie : il reste encore 3500m de descente brute pour retourner en vallée. Et pas question de prendre le téléphérique de l’Aiguille du Midi ou le train du Nid d’Aigle… écolos on vous dit !

Et en avant-première… voici les visuels des t-shirts Ultrasoft Mont Blanc homme et femme. Disponibles à partir du 1er novembre dans la boutique !

Ultrasoft-Mont-Blanc-homme-femme

 

Test des t-shirts Ultrasoft à Tenerife

Chez Masherbrum, on n’a pas choisi de vendre des t-shirts en restant assis derrière un bureau. Nous ce qu’on aime, c’est développer et tester les produits dans des conditions réelles ! C’est pourquoi nous avons emmené nos derniers t-shirts Ultrasoft pour quelques jours de mise à l’épreuve sur les reliefs de l’île de Tenerife, au large du Maroc.

Conditions du test :

Le test s’est déroulé pendant cinq jours, sur le plateau volcanique du Teide, à une altitude comprise entre 1500m et 3700m. Les t-shirts ont été portés tous les jours, que ça soit lors d’activités physiques ou au repos. Les températures étaient chaudes à moyenne altitude (25-28° à 1500m) et nettement plus fraîches en haute altitude (7° à 3700m, avec vent constant), ce qui a permis de tester le comportement des t-shirts Ultrasoft dans une large amplitude thermique. Malheureusement dès le premier jour nous nous sommes fait voler les t-shirts féminins dans la voiture, du coup nous n’avons pu tester que les Ultrasoft homme. Mais le tissu des modèles féminins est rigoureusement identique, donc les conclusions se valent.

 

Programme du test :

Ces cinq jours ont été dédiés au trail, avec notamment deux ascensions du Teide (3718m), point culminant du territoire espagnol, une ascension du Pico Viejo (3134m) et deux ascensions du Guajara (2715m). Au total nous avons parcouru 94km et 5700D+.

Résultats :

Lorsque nous avions choisi d’intégrer les modèles Ultrasoft dans notre collection, nous avions imaginé ces modèles comme des t-shirts lifestyle semi-techniques. En effet nous trouvions le tissu très agréable à porter dans la vie de tous les jours. Mais depuis les premiers tests des prototypes, nous n’avons cessé d’apprécier le comportement de ce textile à l’effort : l’utilisation à 50% de la fibre éco-responsable Modal® apporte une performance thermique qui annule les inconvénients du coton ( se chargeant vite en sueur), et n’en garde que les avantages (solidité, confort, durabilité). Même lors d’un effort intense par temps chaud (28° et plein soleil), nous avons constaté que le Modal® évacuait efficacement la sueur du corps vers l’extérieur du tissu, laquelle séchait ensuite au contact de l’air. Et dans un environnement venté par temps frais (entre 5° et 10°) le tissu Ultrasoft, de par sa construction en fibres organiques, avait des qualités thermiques bien supérieures aux habituels t-shirts de trail en Polyester. Cela a donc été la confirmation de notre intuition initiale : on peut réaliser un t-shirt à la fois lifestyle et performant techniquement.

Autre détail d’importance : nous n’avons détecté aucune mauvaise odeur, même après deux jours de sport consécutifs. Encore une fois, les fibres organiques marquent un point par rapport au Polyester !